La phytorestauration des sites miniers dégradés est une technologie à faible coût qui peut être efficace pour stabiliser de fines particules polluantes et maitriser la contamination de l'eau. Elle peut contribuer au rétablissement de la diversité microbienne des sols et des animaux en restaurant leurs habitats. Elle est toutefois souvent confrontée à des contraintes physico-chimiques et biologiques sévères. Notamment, en l'absence de matière organique, les sols formés par les rejets miniers ont une capacité de rétention en eau très limitée. Ils sont généralement dépourvus de nutriments essentiels à la croissance des plantes. Ce problème est souvent accentué par une très faible activité microbienne, qui joue un rôle fondamental dans le cycle des nutriments. Dans ces conditions, la reproduction et la croissance des plantes sont limitées. La valorisation de matières résiduelles fertilisantes (MRF) est un moyen tout indiqué pour accélérer les effets positifs de la phytorestauration sur l'environnement, notamment en restaurant rapidement les fonctions des sols favorables à l'établissement de plantes pérennes. On évite ainsi l'enfouissement de matières organiques, ce qui respecte la hiérarchie des 3RV-E de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles. Depuis 2011, VIRIDIS, le partenaire de ce projet, a mis en place d'importants travaux de phytorestauration d'haldes à résidus miniers de chrysotile à l'aide de MRF sur le site du Lac d'Amiante (Thetford Mines, Québec). Ces essais ont montré des effets positifs de plusieurs recettes de MRF sur l'établissement, la croissance et la nutrition de plantes herbacées semées.

Chercheur principal

Nicolas Bélanger

Organisme subventionnaire

CRSNG (Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie)

Programme

Subventions d'engagement partenarial pour les universités

Secteur de recherche

Environnement

Années

2017 - 2018

Montant accordé

25 000,00 $

Partenaire

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