Au Québec, en 2013, le secteur de la santé et des services sociaux enregistre, à lui seul, 6 590 cas (soit 41,5%) de blessures de type musculosquelettique. Ces cas représentent 23,8% de l’ensemble des nouvelles réclamations pour des lésions professionnelles avec perte de temps (CNESST, 2014). Les troubles musculosquelettiques (TMS) sont principalement attribuables aux tâches de manutention de patients, mais aussi aux autres activités de manutention telles que le déplacement des équipements.

Plusieurs études soulignent que ces risques pourraient être évités si le personnel infirmier appliquait les pratiques préventives recommandées telles que des méthodes de travail sécuritaire et l’utilisation du matériel approprié pour les déplacements et pour les soins donnés aux patients. Dans les faits, il s’avère que la mise en application de ces pratiques préventives est plus complexe qu’elle n’y paraît.

Ainsi, l’objectif de l’étude 2012-0021 était d’identifier, chez le personnel infirmier, les facteurs associés au processus d’application des pratiques préventives en SST. De façon générale, l’étude a permis de confirmer que la mise en application de ces pratiques est un processus multidimensionnel qui débute par l’acquisition des connaissances et se poursuit par leur appropriation et leur application dans les tâches quotidiennes. Les résultats révèlent également que les barrières quant à l’application des pratiques préventives des TMS, se situent à l’étape de la mise en pratique. Ces observations suggèrent que les contraintes relèvent davantage des milieux de travail et de leurs contextes.

Enfin, les résultats de l’étude exposent des stratégies qui permettraient une meilleure application des pratiques préventives chez le personnel infirmier. À noter que les membres du comité de suivi de l’étude Application des pratiques préventives par les infirmières et infirmiers : la perspective innovante de la capacité d'absorption (2012-0021) ont été rencontrés le 3 octobre 2017. Ils ont réitéré leurs intérêts à diffuser les résultats de ce rapport et à s’impliquer dans l’activité de valorisation.

Chercheur principal

Saliha Ziam

Co-chercheurs

Marie-Hélène Poirier (IRSST); Linda Savoie (IRSST)

Organisme subventionnaire

IRSST (Institut de Recherche Robert Sauvé en Santé et Sécurité du Travail)

Programme

Activité de valorisation

Secteur de recherche

Santé et sécurité au travail

Années

2017 - 2018

Montant accordé

8 190,00 $