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L’Université TÉLUQ change

Québec, le jeudi 12 avril 2018 - C’est bien sûr avec intérêt que j’ai lu la lettre publiée sous la signature de l’un de nos tuteurs. Il me semble important d’y donner suite et d’y apporter l’éclairage du contexte dans lequel s’inscrivent les changements actuels. En effet, l’Université TÉLUQ change.

L’Université TÉLUQ change pour offrir à ses plus de 20 000 étudiants une formation universitaire qui réponde à leurs besoins et à ceux de la société d’aujourd’hui.

Ces changements, comme tous les changements, modifient les habitudes et les pratiques de travail établies. Nous en sommes conscients. Cela est pourtant nécessaire pour répondre « présent » aux besoins en formation et en main-d’œuvre d’une société du 4.0. Et je crois, humblement, que dans les circonstances, l’Université TÉLUQ fait bien les choses.

Notre Plan stratégique 2016-2019, issu d’une vaste consultation, rend justice à tous les travaux que nous avons entrepris et qui placent la réussite étudiante au cœur de nos orientations. Pour le reste, vous aurez compris que l’Université TÉLUQ n’entend pas négocier sur la place publique. Je juge toutefois important d’apporter certaines clarifications sur le contexte de la négociation des conventions collectives des personnes tutrices.

D’abord, qu’est-ce qu’une personne tutrice? La question se pose puisque ce corps d’emploi est pour ainsi dire inexistant dans toutes les autres universités au Québec. Ce corps d’emploi non permanent a été créé à l’Université TÉLUQ pour soutenir le corps professoral dans l’accompagnement des étudiants selon les besoins. Depuis toujours, la charge de travail dépend des besoins. Cela fait en sorte que seulement 17 personnes tutrices sont à temps plein sur les 188. Les autres sont à temps partiel ou n’ont pas d’affectation depuis plusieurs sessions. D’ailleurs, plus du tiers des 188 personnes tutrices ont déclaré occuper un poste ailleurs, se trouvant ainsi en double emploi.

À l’Université TÉLUQ, ce sont les professeurs qui conçoivent les cours, les révisent et en sont responsables. En clair, les personnes tutrices n’assument aucune de ces fonctions et n’ont aucune charge d’enseignement. Ce ne sont pas des chargés de cours – ce corps d’emploi n’existe pas à l’Université TÉLUQ – et elles ne peuvent en aucun temps se substituer aux professeurs.

Nous gardons constamment en tête le bien de nos étudiants et la qualité de l’éducation que nous leur offrons pour prendre des décisions. Cela est à la base de notre vision.

Comme vous, nous savons que le changement apporte parfois son lot de défis. Je suis convaincu que c’est en nous tournant vers l’avenir, en prenant part aux changements au lieu d’en freiner la course, que nous en ressortirons collectivement gagnants.

Martin Noël
Directeur général
Université TÉLUQ